L'aventure intérieure

Vivre Pour Soi — Pourquoi, Comment !

Vivre pour soi n’implique pas du tout une vie égo­tique, ren­fer­mée sur sa petite per­son­ne où l’on ne pense qu’à soi, où l’on ne pense qu’à sat­is­faire nos pro­pres désirs au détri­ment de ceux qui nous sont proches, de notre con­joint, de nos enfants, de nos par­ents, amis et dans laque­lle on vit comme si le reste du monde n’existait pas !

Vivre ain­si emporte l’idée d’effectuer un tra­vail psy­chologique com­plet sur sa pro­pre per­son­ne, afin de chang­er d’attitude, d’améliorer nos qual­ités et rejeter défini­tive­ment nos tra­vers de per­son­nal­ité qui n’enchantent ni notre soi et encore moins notre entourage.

Cette prise de con­science nous amène à chang­er notre vie, notre per­cep­tion de la vie, notre manière d’agir, à nous com­porter envers notre pro­pre per­son­ne pour le bien de tous.

Vivre à deux dans l'unité

Vivre pour soi ne veut pas dire vivre seul !

Celui qui se tient à l’é­cart ne recherche que son désir,
Il se déchaîne con­tre toute rai­son. (La Colombe)


COMMENT COMPRENDRE CETTE EXPRESSION ‘VIVRE POUR SOI’ ?

Voici ce qu’a dit Jean de la Bruyère : Il n’y a pour l’homme que trois événe­ments : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souf­fre à mourir, et il oublie de vivre.*

Il me sem­ble que la Bruyère emprun­ta cette pen­sée à Blaise Pas­cal. Quoi qu’il en soit, retenons la pen­sée que la vie de l’homme est ryth­mée selon un cycle per­pétuel qui n’échappe à per­son­ne : Ne se sent pas, Souf­fre, Oublie !

Il ne se sent pas de quoi ? Le bébé trou­ve facile­ment, naturelle­ment le sein de sa mère, le regard ten­dre de celle qui l’a enfan­té. Il est frag­ile, inno­cent, il a un grand besoin de pro­tec­tion, d’attention et surtout d’amour. Sa mère lui prodigue des soins, veille sur sa pro­preté, sur la qual­ité de son ali­men­ta­tion. Il est com­plète­ment dépen­dant de quelqu’un. Sans cette assis­tance per­ma­nente, il dépérit et finit par mourir. Sans con­sid­ér­er cela comme un acquis, il se con­fie totale­ment, entière­ment, sans réserve, aux bras qui se ten­dent vers lui, l’enveloppent, le pro­tè­gent, à la poitrine sur laque­lle il se sent bien en sécu­rité. Il est dans la décou­verte incon­sciente de son envi­ron­nement. Quand il ne dort pas, il regarde autour de lui, observe, apprend, enreg­istre, répond aux sourires qu’il ren­con­tre pour la pre­mière fois.

Bref, il ne se sent pas naître !



COMMENT OUBLIE-T-ON DE VIVRE ?

Au fur et à mesure de son évo­lu­tion, le bébé, puis l’enfant se rend compte que tout n’est pas tou­jours rose ou bleu. Il apprend qu’il a une maman et un papa. Mais aus­si des frères, des sœurs, d’autres per­son­nes qui gravi­tent autour de sa per­son­ne. Bébé, il est cajolé, embrassé, touché, caressé, câliné, cha­touil­lé, dor­loté. Puis il se rend vite compte qu’il y a aus­si des con­traintes, des inter­dits, des règles à respecter. – Touche pas ça, ne fais pas ci, mange, bois, dors, et j’en passe, – Ado­les­cent, com­mence la lutte dans ce monde impi­toy­able de la con­cur­rence, du dépasse­ment de soi, de la com­péti­tion, des bonnes notes à ramen­er à la mai­son, des fréquen­ta­tions, les copains, les copines, le (la) petit(e) ami(e), l’argent de poche, la voiture de papa pour sor­tir le same­di soir, et j’en passe.

-« Tra­vaille bien à l’école, tu auras un emploi ! » comme papa !

C’est ce qu’il fait en bon enfant bien éduqué par des par­ents aimants.

Voilà com­ment le sys­tème façonne l’enfant au point qu’il s’oublie lui-même, il le fait entr­er dans le moule d’une vie par­faite et bien réglée, mais sans qu’il développe sa capac­ité de choisir, de se faire sa pro­pre opin­ion, de réfléchir et d’utiliser son libre arbi­tre. Mais ce n’est pas fini.

Arrivé à la retraite, il envis­age de se la couler douce dans sa mai­son acquise au moyen d’efforts surhu­mains, de pri­va­tions, et qu’il faut rénover encore et encore… Le temps a de l’emprise sur le matériel, mais égale­ment sur l’homme, qui a per­du de sa superbe à force de cumul : de trop manger, trop boire, omet­tant de dormir suff­isam­ment, nég­ligeant l’exercice physique, remet­tant tou­jours à demain ce qui aurait dû être fait depuis avant-hier.

En fait, il se rend compte qu’il a mené une vie de souf­frances, d’errements, entre­coupés de rares instants de joie, pour repren­dre la pen­sée de Pag­nol.

Au cré­pus­cule de sa vie, il se rend compte de toutes les choses qu’il aurait aimé faire, qu’il aurait dû faire… mais aujourd’hui, même avec la meilleure des volon­tés, il n’a plus ni la force, ni le courage de se met­tre à l’œuvre et envis­ager de rat­trap­er un peu de tout ce temps per­du dans des futil­ités, des illu­sions per­dues, des incer­ti­tudes.

Bref, une vie de souf­france est la sienne.

Ce bébé, devenu homme, a la mémoire courte. Il oublie vite.

Il oublie quoi ? Il oublie de ‘vivre’ tout sim­ple­ment.

Ayez tou­jours le regard tourné vers le sub­lime


PRISE DE CONSCIENCE ! VIVRE SANS S’ISOLER !

Ce bébé, du stade de l’enfance à sa vie d’adulte, ne vivait que pour rem­plir des oblig­a­tions socié­tales, famil­iales, parentales. Il a pris du ven­tre, il s’est nég­ligé, il a oublié de vivre.

Ce n’est pas un mal en soi de vivre en fon­dant une famille, comme ce n’est pas un mal en soi de vivre sa vie ! Cepen­dant, la grande majorité des humains, hélas, quelles qu’en soient les raisons, passent à côté de leur vie. Nous subis­sons les con­séquences de nos choix et notre respon­s­abil­ité con­siste à les assumer.

Alors, une ques­tion se pose : « Qu’est-ce que c’est que ‘vivre pour soi’ ? »

Vivre, ne con­siste pas sim­ple­ment à inspir­er et expir­er. Ça, nous le faisons naturelle­ment, sans effort, sans con­trainte. Vivre pour soi implique davan­tage que ce sim­ple mécan­isme phys­i­ologique. Vivre pour soi est une prise de con­science de qui on est, de ce que l’on veut faire : on décide de diriger sa vie et non la subir.

Brisez les chaînes de la rou­tine

VIVRE, C’EST CRÉER SA VIE

On peut divis­er l’humanité en deux caté­gories. Il y a des créa­teurs de vie et des con­som­ma­teurs de vie.

Le créa­teur de vie est celui qui passe son temps à tra­vailler pour sub­venir à ses besoins et à ceux de sa famille. Puis, il passe le reste de son temps dit ‘libre’ à amélior­er son cadre de vie. Il veille atten­tive­ment à son bien-être physique, sa san­té en général, mais égale­ment à sa san­té men­tale et spir­ituelle. Il est tou­jours occupé à veiller non pas à son intérêt per­son­nel mais à celui d’autrui. Il est organ­isé, ordon­né, rationnel, réfléchi, pondéré. Chaque sou gag­né est util­isé sage­ment pour que règ­nent la paix, l’harmonie, mais égale­ment la joie dans les petits bon­heurs sim­ples d’une vie riche, d’abord partagée avec les mem­bres de sa maison­née.

Le con­som­ma­teur de vie quant à lui utilise son temps libre à des choses non essen­tielles. Le con­som­ma­teur de vie est très appré­cié du monde de la grande dis­tri­b­u­tion. Il achète des choses inutiles qui encom­brent son espace vital. Il a la boulim­ie de l’achat. Il passe son temps devant la télévi­sion à suiv­re des match­es en buvant de la bière ou tout autre alcool non indis­pens­able à sa san­té et à son bien-être. Il a chez lui des dis­ques de tous les chanteurs à la mode, des films en tous gen­res. Des armoires qui débor­dent de vête­ments de mar­que qu’ils ne por­tent qu’en de rares occa­sions voire pas du tout. Il a le goût immod­éré de la con­som­ma­tion de gâteaux, bois­sons, qui n’apportent rien à son organ­isme, sinon la saveur salée ou sucrée dans son palais de délices : mais qui ne dure que l’espace d’un instant très éphémère. Il a con­som­mé. Il achète pour le plaisir d’acheter. L’argent gag­né passe vite de sa poche à celle de l’industrie ali­men­taire et des loisirs.

Dans ma cabane absolument rien, absolument tout !

Je n’ai besoin de rien !


VIVRE POUR SOI – COMMENT ?

Dans quelle caté­gorie vous placez-vous ?

5 choses sont essen­tielles à votre vie :

  • 1 – Le tra­vail
  • 2 – La nour­ri­t­ure
  • 3 – Les vête­ments
  • 4 – Le repos
  • 5 – Les loisirs

Tout le reste n’est que van­ité et pour­suite du vent !

Le travail

Tra­vaillez hon­nête­ment comme pour vous-même et non parce que vous y êtes obligé. Que vous tra­vail­liez pour un patron ou que vous soyez entre­pre­neur, faites en sorte que ce soit tou­jours pour vous que vous tra­vaillez. Mettez‑y tout votre cœur. Devenez habile dans votre activ­ité.

Choi­sis­sez un tra­vail que vous aimez et vous n’au­rez pas à tra­vailler un seul jour de votre vie. (Con­fu­cius)

Si tu vois un homme habile en son tra­vail ?
C’est au ser­vice des rois qu’il se tien­dra ! (Salomon)

La nourriture

Il y a deux sortes de nour­ri­t­ure. Il y a celle qui nour­rit votre corps physique et celle qui nour­rit votre esprit.

Prenez l’habitude de pré­par­er votre repas vous-même. Cela prend du temps, mais vous savez ce qu’il y a dedans. Les librairies regor­gent de livres de recettes sim­ples, faciles à réalis­er et très nutri­tives. Passés 21 jours, vous y pren­drez goût et ne pour­rez plus vous en pass­er.

Pour la nour­ri­t­ure de l’esprit, choi­sis­sez de bons livres de développe­ment per­son­nel, des livres d’aventures qui vous font voy­ager.

Je vous invite à lire le livre de Omraam Mick­aël Aïvan­hov inti­t­ulé Le Yoga de la Nutri­tion :




Les vêtements

On trou­ve sur le marché de l’habillement des vête­ments qui ne néces­si­tent pas ou peu de repas­sage. Ce qui est impor­tant ce sont des vête­ments seyants, pro­pres et qui sen­tent bons. Perdez cette habi­tude de courir vers les vête­ments de mode, de mar­que, qui coû­tent chers et qui n’ont aucun intérêt pour ceux qui vous obser­vent. Éduquez vos enfants en ce sens. Votre per­son­nal­ité a beau­coup plus d’importance que votre apparence.

Le repos

Il est utile de bien se repos­er après son dur labeur afin de régénér­er son corps mais aus­si son esprit. Pourquoi ne pas essay­er le yoga, le rei­ki, la médi­ta­tion ? Vous trou­verez des exem­ples sur inter­net en général et sur Youtube en par­ti­c­uli­er, dans des livres égale­ment. Quelques exer­ci­ces pra­tiqués quo­ti­di­en­nement font l’affaire. Il est impor­tant de dormir suff­isam­ment. Même si le som­meil ne vient pas, restez allongé dans votre lit, faites de la res­pi­ra­tion con­trôlée, massez votre ven­tre et prof­itez de cet instant mag­ique pour méditer en dévelop­pant la pen­sée pos­i­tive. Ren­dez grâce à pro­pos de tout. Énumérez votre grat­i­tude pour les nom­breuses choses que vous pos­sédez.

Les loisirs

Oubliez la télé, la voleuse de temps, jouez plutôt avec vos enfants : vous dévelop­perez ain­si une meilleure entente entre les mem­bres de votre famille. Vos enfants ne deman­dent que ça, que vous vous intéressiez à eux. Faites du sport au lieu de vous vautr­er devant les exploits des autres. Il y a le bad­minton, les jeux de quille, le dis­cobole, etc.

Un jour mon fils me dit : « Je n’ai pas de temps, papa ! » Quelques temps plus tard, ayant réfléchi à la ques­tion, je l’ai invité à s’asseoir pour dis­cuter au sujet du temps !

D’abord, je lui ai rap­pelé ce qu’il m’avait dit précédem­ment : « Papa, je n’ai pas de temps ! » Il a acqui­escé !

Je lui ai dit ceci : « Mon fils, il y a 24 heures dans une journée, n’est-ce pas ? » — « Oui, papa ! » « Alors voilà, tu pass­es 8 heures à l’école, tra­jet inclus. Tu dors 8 heures par nuit ! Il te reste com­bi­en de temps ? »

Le temps est votre allié, il vous appar­tient ! Vivre pour soi vous libère : vous con­naîtrez la lib­erté d’organiser votre temps, d’aménager votre espace pour con­stru­ire votre belle vie.

Le chemin n'est rien, la destination c'est tout !

Il y a tou­jours un ailleurs au bout du chemin


Une vie pour Vous-même !

Je vous invite à décou­vrir la vie rêvée d’une per­son­ne qui vit pour elle-même !

Diplômée de hautes études, elle a décidé de quit­ter son emploi bien rémunéré afin de créer sa vie et elle retire une très grande sat­is­fac­tion de son nou­veau mode vie. Évidem­ment, c’est un choix ! Tout le monde ne peut pas faire des choses extra­or­di­naires, mais com­mencez par de petites choses et vous ver­rez que de nou­veaux hori­zons s’ouvriront à vous : à com­mencer par décou­vrir qui vous êtes vrai­ment et tout le poten­tiel que vous avez en vous.

Je vous invite à suiv­re son aven­ture extra­or­di­naire en cli­quant sur le bou­ton ci-dessous :

Vivre pour soi est une aven­ture extra­or­di­naire !

Créer sa vie enthousiasme et ouvre vers d'autres horizons

Qui con­nait l’art de vivre avec soi-même ignore l’en­nui (Erasme)

Laisser un commentaire